Friday, January 22, 2016

Epson unveils world’s first in-office paper recycling system

Waste paper goes in; 3 minutes later, sheets of new A4 paper come out—at 14 ppm!

Printer giant Epson has developed an in-office paper recycling machine. Called the PaperLab, you put waste paper in, and then new, bright white printer paper comes out. Epson says this process is more efficient than sending paper to an off-site recycling plant, and it's also much more secure: the PaperLab, which breaks paper down into its constituent fibres before building them back up into new sheets, is one of the most secure paper shredders that money can buy.

Wednesday, January 20, 2016

Music from Sierra Leone: AZANIA NOAH

BIOGRAPHY:
Few people are born with the gift of instantly touching people’s hearts with their voice. Azania is one of them. Originally from Sierra Leone, West Africa, this award-winning, multi-cultural artist was born and raised in the U.S. & in Geneva, Switzerland. From the age of 6 she knew that singing was her calling. “It’s a beautiful way to share emotions and connect with people on a deep level” she says.
Azania’s captivating voice, powerful energy and positive charisma make her a phenomenal performer and a joy to see on stage. She has performed over 800 concerts around the world, from Europe to Africa, Asia and the U.S. and looks forward to travelling worldwide. “It’s always wonderful and fascinating to see how universal music is. It surpasses so many cultural boundaries and speaks straight to the heart”.

Sunday, December 13, 2015

Cameroon- Music Treasures: Eko Roosevelt (70s)

Eko Roosevelt ba dihani (1988)
                                           
Jean-Célestin EDJANGUE Le Messager
Kribi, capitale du département de l’Océan. 
Sur les bords de la Lobé. C’est ici que vit Eko Roosevelt, le musicien auteur-compositeur devenu chef d’un groupement des villages de la Lobé. Vêtu d’un bermuda kaki, d’un tee-shirt blanc ainsi qu’une casquette de même couleur vantant les mérites d’une compagnie d’assurance et d’une paire de chaussons, celui qu’on a longtemps surnommé l’Ayatollah, du fait de sa barbe imposante et de sa coupe de cheveux «afro», prend du bon temps avec ses oncles, évoquant des choses et d’autres autour d’une bouteille de bière. “J’habite presque les pieds dans l’eau”, s’amuse-t-il à raconter.
Intronisé à la tête de la chefferie de la Lobé en 1997 après plusieurs régences depuis 1953, Eko Roosevelt Louis ne veut surtout pas entendre dire que cette charge administrative a fini par l’accaparer au point de mettre une parenthèse sur sa profession d’origine : “Je suis professeur de musique à la faculté des arts et lettres de l’Université de Douala. J’anime une fanfare musicale ici à la Lobè. La chefferie, ce n’est pas un boulot, c’est davantage une représentation administrative. Je suis avant tout  musicien, c’est ma profession.”

On ne sera guère surpris, dès lors, qu’il se prononce enfin sur la mise en place de la toute nouvelle 
Cameroon music corporation (Cmc). Une initiative qu’il critique dans la forme et dans le fond, même s’il en appelle surtout au retour d’une certaine discipline : “La Socinada marchait bien, très bien même. Certes, il y a eu des malversations. Il fallait seulement nettoyer la Socinada de ses mauvais éléments. Il est regrettable que le ministre ait imposé Manu Dibango comme une troisième voie. Maintenant que c’est fait, on attend de voir comment les choses vont évoluer. Le plus important c’est qu’on arrive à l’ordre établi.”

N’empêche que lui, le roi de l’arrangement musical et de la partition réglée à la note près, n’a pas sorti d’album depuis près de 20 ans. Ces dernières cassettes musicales instrumentales et religieuses datent de 1984-86. Le public a donc des raisons légitimes de s’interroger sur sa production musicale : “Je travaille en studio, même si je ne sors pas d’opus. J’ai des rushes qui sont fin prêts, c’est l’argent qui manque pour les enregistrer et les mettre sur le marché. C’est pourquoi j’ai demandé une aide de 10 millions à l’Etat pour les sortir”, explique l’auteur de «Na Landi», «La Lobé mon amie» et autre «Osi bakele mba», des textes qui fleurent bon l’aventure, l’amour et la dénonciation du mensonge. Quant au prochain album, il devrait avoir un ton beaucoup plus polémiste : “Parmi les chansons qui y figurent, il y a «Ilonda». C’est le temps qui précède la saison des pluies. Il s’agit de décrier les ventes de terrains, dans la région de la Lobé et du département de l’Océan, à des populations étrangères, spécialement venues des régions de l’Ouest du 
Cameroun”, martèle-t-il. 

Production

A 60 ans bien portés, celui qui a dirigé et travaillé avec de nombreux orchestres des pays étrangers (orchestre national de la télévision ivoirienne, en 1977, orchestre national du Gabon, orchestre national de la Guinée Equatoriale) ainsi que celui du Cameroun, ne comprend pas toujours qu’il ne soit pas tellement sollicité dans son pays : “Partout en Afrique et dans le monde, rappelle-t-il, les gens réclament mon expertise. Dans mon pays, j’ai comme l’impression qu’il faut supplier les gens pour qu’ils prennent en compte mes idées.”

A propos du 
Cameroun, quel regard porte-t-il sur sa musique actuelle ? “Le Camerounest un pays riche en culture avec une tradition musicale forte, extrêmement variée. Il y a de bons artistes qui sortent du lot.  Le problème réside dans la production musicale. Et là, je suis obligé de le constater, c’est nous-mêmes qui tuons la promotion de notre culture. Il y en a qui sortent n’importe quelle soupe et ça passe régulièrement à la télé ou à la radio. Les disques les plus intéressants textuellement et musicalement parlant, passent peu souvent. Probablement qu’il faut payer pour cela”, semble-t-il regretter.

Mais que d’eau a coulé sous les ponts depuis le premier cachet qu’il a touché en 1962-63, au mariage de William Eteki Mboumoua avec la fille de Paul Soppo Priso. Il avait alors pour chef d’orchestre, un certain Manu Dibango. Au passage, il y a eu son premier disque avec Dikalo, en 1976. 


Un éternel insatisfait 
Pourtant, Eko Roosevelt Louis donne impression de n’avoir jamais achevé sa recherche permanente de la perfection : “Je n’ai jamais été satisfait de ce que je réalise ni de ce que j’ai fait. J’ai toujours le sentiment que j’aurais pu faire mieux. Je crois que je suis un éternel insatisfait. C’est d’ailleurs pour cela que je ne réécoute que très rarement mes cassettes. Je prends mon plaisir à l’instant où je joue, dans l’immédiat”, note-t-il. Et d’ajouter : “Même au niveau de la famille, on retrouve cette attitude. J’ai trois enfants et 2 petits enfants. Je suis constamment en train de me préoccuper de leur sort. Chaque jour, chaque instant, je me fais du souci pour eux. Alors que ce n’est pas forcément nécessaire, ça ne s’impose toujours.”

Cet éternel insatisfait, devenu depuis 1997 chef du regroupement des villages de Lobé, saura-t-il gérer ses administrés avec moins d’anxiété que sa famille et ses musiciens ? “Dans tous les cas, il s’agit de faire coexister des hommes, de les aider à vivre en parfaite harmonie”, conclut-il.


Article Source and credit: http://www.peuplesawa.com/fr/bnlogik.php?bnid=706&bnk=&bnrub=&vip=1335 

Cameroonian Film: Badiaga. Betti Betti - La vie de Betti Betti Chanteuse Camerounaise.

Le film a été diffusé récemment dans le cadre du Film Klub, en présence du réalisateur Dikongue Pipa.

C'est l'histoire de Betti Betti, chanteuse camerounaise des années 70, qui finit par sombrer dans la misère. A travers son destin, «Badiaga» c'est aussi le triste parcours des artistes camerounais ainsi dévoilé, révèle Jean Pierre Dikongue Pipa, son réalisateur. La salle du Goethe a fait le plein pour la projection de ce film sorti en 1982. D'emblée, il apparaît comme un plaidoyer pour l'amélioration de la condition de l'artiste. L'enfance et l'ascension difficiles dans le monde de la musique et la misère de Beti Beti à la fin du film sonnent comme un procès contre l'exploitation des musiciens par leurs producteurs et autres organisateurs de spectacles. Par un harmonieux mélange de sons, musiques de fond et silences, le réalisateur fait vivre l'ampleur de l'exploitation de la chanteuse, analphabète dans le film. On note aussi, une récurrence des symboles, aussi bien dans les gestes que sur le corps des personnages principaux. Symboles qui permettent d'ailleurs à Badiaga, l'héroïne et son frère de se reconnaître, alors qu'ils avaient été séparés enfants. A saluer également, le véritable travail de mémoire du film qui fait intervenir des vedettes de l'époque comme Emile Kangue, Sallé John, Jean Marie Ahanda, ou Eko Roosevelt... dans le décor tout aussi nostalgique des modes vestimentaires, des marques de voitures, des rues de Douala et de Yaoundé dans les années 80.